Kravitz et al. ont rapporté que l'efficacité moyenne des aligneurs transparents (TA) était de 41%, les mouvements les plus prévisibles étant le mouvement lingual (47,1%), l'extrusion (29,6%), le basculement mésio-distal de la couronne (26,9%) et la rotation des canines mandibulaires (29%).
Haouili et al. ont publié un ensemble de résultats mis à jour en 2020, indiquant que la précision du mouvement s'était légèrement améliorée (jusqu'à 50%), mais que les rotations avaient toujours une faible prévisibilité (46%).
La prévisibilité est considérée comme moins bonne dans les cas les plus complexes, notamment les extractions, les cas de béance ou de supraclusion supérieures à 1,5 mm, ou lorsque des mouvements radiculaires purs (mouvements de torque et de translation) sont nécessaires. Plusieurs phases de finition ont été décrites chez environ 701 à 801 patients traités par AT.
Quel est le niveau correct de surcorrection ?
Cette étude visait à fournir des informations cliniquement utiles sur la surcorrection, à prendre en compte dans le plan de traitement initial des arthroplasties totales. L'hypothèse était que… même degré de surcorrection à la configuration initiale pour tous les mouvements planifiés étudiés, quelle que soit l'amplitude du mouvement prescrit ou le type de dent.
150 patients (80 femmes et 70 hommes ; âge moyen 33 ans ± 12) ont été sélectionnés avec un traitement par aligneurs transparents selon les critères d'inclusion : malocclusion dentaire de classe I, 12 à 20 aligneurs transparents par arcade, pas d'utilisation d'élastiques, d'auxiliaires, de mini-vis, de cantilevers ou d'appareils partiels buccaux et linguaux fixes, réduction de l'émail interproximal (IPR) et aucun antécédent antérieur ou maladie parodontale active au début du traitement orthodontique.
L'objectif L'objectif de cette étude était d'obtenir des informations cliniques sur l'importance de la surcorrection à intégrer dans la planification initiale du traitement afin de réduire la durée et le recours à la phase de finition. L'importance de la correction effectuée lors de la phase de finition était directement proportionnelle à l'amplitude des mouvements initialement prévus et variait selon le type de dent. Durant cette phase, il a été nécessaire de corriger en moyenne l'inclinaison de 20,51 TP3T, l'angulation de 14,51 TP3T, la rotation de 28,41 TP3T, l'extrusion de 11,71 TP3T et l'intrusion de 221 TP3T.
L'inclinaison et la rotation semblent être les mouvements les moins précis et nécessitent la plus grande surcorrection lors de la planification initiale. Les résultats de cette étude suggèrent que la rotation est le type de mouvement le plus difficile à obtenir avec des aligneurs et qu'une surcorrection est nécessaire. à appliquer sur toutes les dents et pas seulement sur les dents arrondies.
Conclusion
En conclusion, une surcorrection doit être intégrée à la configuration numérique initiale afin d'optimiser les performances de l'AT. Une valeur d'environ 20% est recommandée pour les mouvements complexes, tels que le basculement et la rotation. Pour les mouvements angulaires, les valeurs de surcorrection du basculement et de la rotation semblent dépendre à la fois du type de dent et de l'amplitude du mouvement, tandis que la précision d'intrusion n'est pas requise.